Le Freesky Alaska M520 Pro fait partie de ces vélos électriques qu’on ne croise pas tous les jours. Gros pneus, gros gabarit, grosses batteries… sur le papier, c’est un fatbike électrique pour l’aventure et le plaisir des balades tout-terrain. Voici mon avis complet.
Notre test du Freesky Alaska M520 Pro sur le terrain
Moteur 160Nm ultra puissant. Longue autonomie (double batterie).7 vitesses Shimano. Idéal pour les longues sortie en forêt.
Budget : €€€ | Vitesse : 25 km/h | Autonomie : 150 km
Points positifs
- Moteur très puissant de 160Nm
- Confortable et bon en franchissements
- Pneus extra larges de 26×4 pouces bien adhérents
- Petit prix (moins de 1900€ !)
- Bonus : accélérateur au pouce
Points négatifs
- Poids de 40kg
- L’autonomie réduit vite à cause du poids du vélo et de la puissance du moteur
- Nécessite une immatriculation en ville
- Peu d’infos sur les composants
Freesky Alaska M520 Pro : design et choix techniques
Le Freesky Alaska M520 Pro est un fatbike électrique tout-terrain, pensé pour offrir de la traction, de la stabilité et surtout une autonomie conséquente avec ses 2 énormes batteries, mais malheureusement tout cela pèse sur la balance : le vélo est lourd, il fait 40 kg ! Ce vélo des pneus larges en 26 x 4 pouces de chez CST et d’une motorisation avec un couple monstrueux de 160Nm. Les suspensions renforcent le côté tout-terrain du vélo.

Côté freinage, on a des freins à disques hydrauliques Semilog (marque asiatique cheap) de 180mm, bien dimensionnés pour pouvoir arrêter facilement un vélo qui pèse un âne mort.
Pour le dérailleur, on retrouve de l’ultra basique et premier prix de chez Shimano avec un Tourney 7 vitesses, dommage. Le dérailleur s’avère pourtant bien peu utile au vu de la puissance que développe le vélo pour aider un peu le moteur, surtout en montée.

L’esthétique du Alaska Freesky s’aligne sur celle des concurrents : le design est lourd et plutôt grossier et les passages de câbles ne sont pas soignés. Rien n’est vraiment intégré, que ce soit à l’avant ou à l’arrière, ce qui donne un côté presque « fouillis » au vélo.


Dans l’ensemble, c’est un équipement qui va avec le prix : le vélo est plutôt entrée de gamme, donc aucune surprise ici, même si il arrive parfois d’être surpris sur des vélos à moins de 1000€ comme le Cyrusher Azuka qu’on avait testé il y a quelques mois.
Un fatbike électrique « hors normes »
Dès les premières minutes, le Freesky Alaska M520 Pro annonce la couleur. On est sur un vélo imposant et super lourd. À l’arrêt comme en roulant, on sent qu’il ne joue pas dans la même catégorie qu’un VAE classique. Il prend de la place, et il faut appréhender ses 40kg qui se font particulièrement sentir dans les virages ou en montée.
Les pneus larges apportent immédiatement une sensation de stabilité très marquée. Sur route, le vélo est bien posé, et dès qu’on quitte l’asphalte, cette largeur devient un vrai atout surtout lorsque les pneus sont légèrement sous-gonflés. Sur les chemins, les graviers ou les portions plus dégradées, on se sent en confiance, même sans chercher une trajectoire parfaite.
En revanche, il faut être clair : ce n’est pas un vélo agile à basse vitesse. Les demi‑tours serrés, les manœuvres à l’arrêt ou dans un espace réduit demandent de l’anticipation. Le poids et le gabarit se rappellent vite à toi et peuvent vite te déséquilibrer.
La position de conduite est confortable, plutôt droite, avec une impression de contrôle plus que de sportivité. On est clairement sur un vélo qui invite à rouler longtemps, à regarder le paysage, plutôt qu’à attaquer comme en VTT.
Motorisation et assistance : du couple et du répondant


Le moteur du Alaska M520 Pro est l’un des éléments centraux de l’expérience. Dès les premiers coups de pédale, l’assistance de 250W et 160Nm envoie une vraie puissance qui semble prête à tout surmonter. En montée justement, même sur terrain meuble, le vélo ne semble jamais vraiment forcer.
Sur le terrain, ce qui ressort surtout, c’est ce côté très volontaire de l’assistance. Le vélo répond rapidement, parfois même de façon assez franche. Si on vient d’un VAE plus doux ou plus progressif, la différence se ressent immédiatement.
Ça peut surprendre au début, surtout en redémarrage ou en relance à basse vitesse, mais on s’y habitue assez vite. Une fois lancé, le vélo devient très agréable, avec une sensation de puissance constante et disponible.
On n’est pas DU TOUT sur un moteur subtil ou hyper silencieux, et c’est clairement très très loin des standard d’autres motoristes (Bosch, Shimano, etc), mais il est assez efficace, puissant et bon en franchissement. Sur ce point, le Alaska M520 Pro tient ses promesses. Par contre, il consomme beaucoup d’energie.
Autonomie : vrai point fort ?

L’autonomie est sans doute l’un des aspects les plus rassurants de ce Freesky Alaska M520 Pro. La présence de 2 batteries change la manière dont on aborde une sortie.
Dans la pratique, cela permet de rouler longtemps sans avoir constamment un œil sur l’écran ou la jauge. Même en utilisant des niveaux d’assistance confortables, on conserve une vraie marge. C’est particulièrement appréciable quand on roule loin des zones urbaines, ou quand on part sans itinéraire très précis.
Évidemment, le poids du vélo et des batteries joue sur la consommation, surtout si on sollicite beaucoup le moteur dans ses modes les plus puissants. Mais dans une utilisation réaliste, orientée balade et exploration, l’autonomie est clairement un point fort du modèle. Avec sa batterie de 1900Wh, il est censé pouvoir atteindre 150-250km d’autonomie, ce qui est juste hallucinant.
Sur le terrain, j’ai eu une petite déception côté autonomie, en étant en mode 2 quasiment tout le temps j’ai fait seulement 60km, les estimations sont toujours inexactes mais pour le coup ici, elles sont assez loin de la vérité !
Confort et comportement sur le terrain

Le confort général du Freesky Alaska M520 Pro est agréable, grâce à la combinaison des suspensions et des pneus larges. Les irrégularités du terrain sont bien filtrées, et le vélo reste stable même quand le sol devient plus chaotique.
Sur chemins, on peut rouler sans trop se poser de questions, en laissant le vélo faire le travail. Les vibrations sont atténuées, et on fatigue moins qu’avec un vélo plus rigide.
La fourche n’est vraiment pas de très grande qualité et reste trèèèèès loin de ce qui se fait en VTTAE par exemple, mais elle a le mérite d’être réglable et donc permet d’apporter un peu de flexibilité selon les terrains que l’on envisage d’explorer.
En conclusion
Le Freesky Alaska M520 Pro s’adresse clairement à un public qui cherche un vélo électrique plaisir et relativement petit budget (moins de 1900€). Évidemment ce prix va avec beaucoup de compromis sur la qualité globale. Pour les balades longues, les chemins et les terrains irréguliers, il remplit bien son rôle, mais quid de la durée de vie de ce vélo ?
Moteur 160Nm ultra puissant. Longue autonomie (double batterie).7 vitesses Shimano. Idéal pour les longues sortie en forêt.
Budget : €€€ | Vitesse : 25 km/h | Autonomie : 150 km

