Moins de 1500 €, cadre light et courroie carbone… Le Amano S900 se place directement dans le sillage de Tenways. Je te partage ici mon test complet et mon avis sur le Amano S900 : autonomie réelle, confort sur route, performances.
Notre avis sur le Amano S900
Points positifs
- Design très soigné et intégration très travaillée
- Poids plume (19,5 kg) idéal en ville
- Courroie carbone : propre, silencieuse, durable
- Très agréable à rouler même sans assistance
- Très fluide, dynamique et facile à manier
- Freins hydrauliques
- Bonne autonomie pour une batterie compacte (≈ 60 km)
- Position dynamique et plaisante sur route lisse
Points négatifs
- Moteur limité (45 Nm) : pas adapté aux fortes côtes
- Aucune vitesse (single speed)
- Pas de suspension : confort moyen en ville
- Marque jeune avec peu de recul sur le SAV
- Pas polyvalent : usage strictement urbain
Le Amano S900 est arrivé sur le marché comme un nouveau concurrent qui veut clairement jouer dans la cour des Tenways, Cowboy ou VanMoof. On découvre un vélo résolument urbain, avec un design très soigné : cadre monobloc sans soudures apparentes, écran intégré dans le cadre, phare intégré également et batterie totalement fondue dans la ligne du vélo. L’ensemble est propre, épuré et donne vraiment l’impression que chaque élément a été pensé pour s’intégrer visuellement au reste. Avec son moteur dans la roue arrière, sa courroie carbone et son poids ultra light de 19,5 kg, le S900 coche immédiatement toutes les cases du vélo urbain.

Une fiche technique pensée pour la ville
Le S900 a un design très proche de ce que propose Tenways sur le CGO600… au point qu’on s’attendrait presque à trouver le logo Tenways sur le cadre.

On retrouve une batterie intégrée un peu plus généreuse que celle du Tenways (un peu plus de 300 Wh), un moteur arrière maison baptisé Amano S9 de 45 Nm, et bien sûr la courroie carbone, parfaitement pensée pour un usage urbain. Pas de vitesses, pas de dérailleur, pas d’entretien : on monte, on roule, point.
Avec ses 19,5 kg, il fait partie des vélos électriques légers, ce qui change vraiment le ressenti au guidon. Côté freinage, on trouve des freins à disque hydrauliques, mais sans marque identifiée. Suffisants pour l’usage qu’on a de ce vélo (puisqu’il ne transportera pas de passager ni siège bébé), ça reste des freins dont on ne sait absolument rien, ce qui pourrait compliquer les choses pour les réparations et l’entretien.

En revanche, le vélo est strictement urbain : pas de suspension, pneus fins et structure rigide. Il est clairement conçu pour les routes lisses. Pas de composants orientés VTC ici, on oubliera donc les balades en campagne le week-end, et ce n’est pas non plus un modèle prévu pour transporter un siège enfant.
Un moteur discret mais plutôt limité en puissance
Le moteur Amano S9 a un couple de 45 Nm. Sur le papier, c’est un peu léger, et sur le terrain, ça se ressent. Le vélo n’est vraiment pas le meilleur dans les montées les plus raides : on est clairement sur une assistance urbaine, faite pour le plat et les faux plats.
Les cinq niveaux d’assistance permettent d’ajuster quand même l’assistance correctement. Le capteur de couple apporte une sensation plus naturelle qu’un simple capteur de rotation, même si la réactivité n’est pas parfaite.
Clairement, c’est suffisant pour toutes les villes où l’on ne doit pas grimper des côtes à 20% pour rentrer chez soi, un peu plus limité si on doit affronter quelques montées.
La magie du poids plume et de la courroie carbone
Ce qui marque le plus avec le S900, c’est la fluidité avec laquell on roule. Même si le moteur n’est pas d’une puissance très élevée, le poids très faible combiné à la courroie carbone donne une sensation de facilité vraiment sympa. On atteint 25 km/h hyper facilement, et même après coupure de l’assistance, le vélo garde sa vitesse.

Le revers de la médaille de ce petit poids, c’est l’absence de vitesses. En ville, ce n’est pas gênant, mais dès qu’on dépasse les 27–30 km/h en descente, on sent qu’on aimerait un peu plus de résistance dans les jambes. C’est la limite classique des single-speed de ce type là.
Un comportement super agréable… tant que la route est clean
La position légèrement inclinée vers l’avant donne un côté dynamique plutôt sportif. Sur route lisse, c’est un régal.
En revanche, on le sent tout de suite : pas de suspension, pneus étroits, cadre rigide… le vélo n’aime pas les bordures, les nids de poule, les pavés, ni tout ce qui ressemble de près ou de loin à un chemin. C’est un choix assumé pour garder le vélo léger et accessible, mais ça limite fortement son champ d’utilisation.
Autonomie réelle : autour de 60 km
Amano annonce 100 km, mais dans la vraie vie, avec une batterie un peu au-dessus de 300 Wh, il faut tabler sur environ 60 km.
Le test confirme parfaitement cette estimation : 28 km effectués, 58 % de batterie restante en mixant les modes 3, 4 et 5. Pour un usage quotidien maison–travail ou petites courses, c’est largement suffisant.
Là où il se démarque un peu, c’est par sa capacité à rester utilisable même sans assistance. Je ne vais pas dire que je ferais tous les jours du vélo musculaire avec ce vélo électrique, mais avec 19,5kg, ça reste largement plus faisable qu’avec un vélo de 30kg.
Bilan de mon test du Amano S900
Le Amano S900 est un vélo urbain pur et dur, totalement (et uniquement) pensé pour les trajets quotidiens en ville. Il est beau, extrêmement bien intégré, léger, simple à utiliser et très agréable à rouler grâce à sa courroie carbone. Ce n’est pas un vélo puissant, ni un vélo pour grimper, ni un vélo polyvalent. C’est un vélo fait pour rouler en ville à bonne allure, pour se glisser dans la circulation et pour être utilisé au quotidien sans aucun entretien.
À environ 1400 €, il se place en belle posture face à des concurrents déjà établis. Son argument principal restera son prix, son design et son poids. Si l’on cherche un vélo simple, élégant, silencieux et optimisé pour la ville, le S900 coche clairement toutes les cases. Le seul vrai pari concerne la jeunesse de la marque, qui devra désormais prouver sa fiabilité et son sérieux dans le temps pour le SAV.

