Quand on voit un vélo à 900€, on se dit directement qu’il y a une douille. Mais en regardant dans le détails, on trouve une batterie de DINGUE de 650Wh et là on se met à vraiment se demander si le prix n’est pas une erreur ?
Moteur moyeu arrière 250W. Batterie 650Wh. Vélo pliant 20 pouces. Idéal pour les sorties occasionnelles sur terrain plat. Autonomie réelle impressionnante pour le prix.
Budget : €€€ | Vitesse : 25 km/h | Autonomie : 120 km
Points positifs
- Batterie 650 Wh exceptionnelle pour le prix
- Format pliant pratique pour le transport et le rangement
- Prix inférieur à 1 000 €
Points négatifs
- Freins mécaniques, inacceptables sur un vélo de 26 kg
- Très lourd pour un pliant
- Moteur sans marque connue, capteur de rotation basique
- Fourche à ressort non réglable, confort très limité
- Petites roues qui rendent le vélo nerveux
Premier contact : un vélo pliant surprenant, mais grossier
Le Fafrees F20 Pro ne ressemble pas à un vélo à 900 euros qu’on ignorerait dans un rayon. Il est pliant, il a de gros pneus, un petit siège passager à l’arrière, et une batterie qui saute aux yeux par sa taille. Pour le prix, la première impression est plutôt pas mal.

Mais dès qu’on commence à regarder dans le détail, on comprend vite où on est. Les composants sont ultra basiques, les finitions grossières, l’ensemble ressemble à ce qu’on trouve sur des sites asiatiques type AliExpress.
Le système de pliage fonctionne : l’avant se replie, le cadre se plie en deux, la selle descend pour réduire le volume. Une fois plié, il tient dans un coffre de voiture ou dans un camping-car. Le mécanisme demande un peu de pratique au début, mais une fois le geste assimilé ça va assez vite. C’est clairement son usage naturel : un vélo qu’on emmène en vacances, pas un vélo du quotidien… parce que son poids de 26kg nous rappelle vite l’évidence : on ne le pliera et portera pas tous les jours !
La batterie : le seul vrai argument
C’est le point qui justifie qu’on parle de ce vélo. 650 Wh sur un vélo à 900 euros, c’est totalement atypique. La plupart des vélos dans cette gamme de prix embarquent des batteries de 360 à 400 Wh. Certains vélos à 2 500 euros n’atteignent même pas ce chiffre.

En pratique, après 25 km de terrain varié sur une après-midi, pas une seule barre de batterie n’a bougé. C’est cohérent avec la capacité annoncée. L’indicateur de batterie n’est pas très précis, donc difficile de chiffrer exactement la consommation, mais l’autonomie réelle semble solide.
Le revers de la médaille est immédiat : cette batterie pèse 4 kg à elle seule, et le vélo affiche 26 kg sur la balance. Pour un vélo pliant censé se transporter, c’est un vrai problème. Descendre des escaliers avec ça, c’est une autre histoire.

Le moteur : du basique, sans surprise
Le moteur est logé dans la roue arrière. 250 W, 40 Nm de couple. La marque n’est pas communiquée par le constructeur, ce qui n’est jamais très bon signe. Sur le plat, ça assure une assistance correcte. Dès que la route monte, ça devient compliqué. Le vélo est lourd, le moteur peu puissant, et la combinaison des deux se ressent franchement dans les côtes.

Le capteur est un capteur de rotation, pas de couple. Concrètement : tu pédales, le moteur s’active. Tu arrêtes, il coupe avec un léger délai. C’est binaire, peu subtil, pas très naturel. C’est ce qu’on trouve systématiquement sur les moteurs d’entrée de gamme, et ça se ressent à chaque démarrage.
La sensation générale est celle d’être poussé plutôt qu’accompagné. Sur un usage de loisir à la mer ou en vacances, on s’en accommode. Pour un usage quotidien, c’est vite frustrant.
Le confort : vraiment pas son point fort
Les petites roues rendent le vélo assez nerveux. Le moindre mouvement de guidon se traduit par un changement de direction relativement prononcé. C’est un coup à prendre, mais ça ne devient jamais vraiment naturel.
La fourche suspendue est là, mais elle est basique : pas de réglage, deux positions, et un amorti assez sec. Elle fait légèrement mieux que rien sur les petites aspérités, mais dès qu’il y a un vrai trou dans la route, ça remonte directement dans les bras. Les pneus larges compensent un peu, mais pas assez pour parler de confort.
Pour des petites sorties ponctuelles, ça passe. Pour rouler tous les jours ou sur de longues distances, ce ne sera peut-être pas le meilleur allié.
Les freins : le point qui fâche
En 2026, trouver des freins mécaniques sur un vélo électrique de 26 kg, c’est difficile à accepter. C’est pourtant ce qu’on a ici. Le mordant est faible, la précision aussi. En descente ou quand on commence à prendre un peu de vitesse, il faut vraiment anticiper.

Ce n’est pas rassurant, et c’est clairement l’un des compromis les plus problématiques de ce vélo. C’est ici que le constructeur a vraiment rogné pour tenir le budget.
À qui s’adresse ce vélo ?
Le Fafrees F20 Pro a un profil très précis. Si tu cherches un vélo compact à glisser dans un camping-car ou dans le coffre d’une voiture pour des sorties occasionnelles, et que l’autonomie est ta priorité absolue avec un budget serré, il peut répondre au besoin.
En revanche, si tu comptes t’en servir tous les jours, habiter dans un endroit vallonné, ou si tu as besoin d’un freinage fiable : passe ton chemin. Les compromis sont trop nombreux et trop importants pour un usage sérieux.
Conclusion
Le Fafrees F20 Pro, c’est un vélo à 900 euros avec un seul argument massue : sa batterie de 650 Wh. Tout le reste, freins, moteur, confort, poids, est à l’image du prix. Ce n’est pas un mauvais vélo si on sait exactement ce qu’on achète. Mais il faut y aller les yeux grands ouverts et sans s’attendre à des miracles en dehors de l’autonomie.
Moteur moyeu arrière 250W. Batterie 650Wh. Vélo pliant 20 pouces. Idéal pour les sorties occasionnelles sur terrain plat. Autonomie réelle impressionnante pour le prix.
Budget : €€€ | Vitesse : 25 km/h | Autonomie : 120 km

