entretien velo electrique

Le vélo électrique est un investissement, alors autant le rentabiliser. Comment ? En l’utilisant le plus intelligemment possible, mais aussi en le gardant longtemps. Voici nos conseils et astuces… pour entretenir son vélo électrique comme il se doit et faire durer le plaisir.

La base : nettoyer son vélo électrique

Ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant : un vélo bien entretenu est d’abord un vélo propre. Comme tous les appareils pourvus d’électronique, un VAE craint la saleté mais aussi les infiltrations d’eau.

Autrement dit, on ne laisse pas les saletés s’accumuler, mais on ne nettoie pas n’importe comment. Alors comment procéder ?

  • Bien sûr, attardez-vous sur le cadre. D’une part parce que le résultat est rapidement visible (et flatte le regard !), d’autre part parce qu’astiquer celui-ci incite naturellement à frotter les éléments annexes.
  • Parmi eux, les freins. La graisse et la poussière qui y stagnent vont se décomposer puis, au mieux, réduire le mordant du freinage. Au pire, accentuer leur détérioration (usure, rouille…).
  • Dernier élément sensible : la batterie. C’est grâce à elle si l’on peut avaler les kilomètres, alors on la chouchoute ! Attention à ne pas laisser l’eau s’écouler à l’intérieur, ce qui risquerait d’abîmer les composants.

Pour éviter ça, je vous donne trois conseils. Ou plutôt, trois recettes miracles que vous ne trouverez nulle part ailleurs :

  1. Pas de Kärcher ! Un bon nettoyage haute pression, ça défoule et ça décrasse, certes, mais roulements, connectique ou encore joints d’étanchéité risquent de morfler.
  2. De l’eau et du savon, et une brosse à poils longs. Oui, ça fait un peu recette de grand-mère, mais pourquoi faire compliqué quand efficacité rime avec simplicité ?
  3. Ne pas négliger l’étape de séchage. Un chiffon doux suffit, voire une petite serviette, que vous pourrez éventuellement garder sur vous quand vous roulez.

Un entretien et un suivi mécaniques rigoureux

“Qui va loin ménage sa monture.” Ringard, mon adage ? Peut-être ! Mais il se vérifie parfaitement sur un VAE.

Un vélo électrique, notamment parce qu’il est plus lourd qu’un modèle classique, nécessite un entretien plus régulier et plus approfondi. Chaîne, cassettes et patins en particulier s’usent plus vite que sur un vélo sans moteur. Et un élément qui s’use peut entraîner avec lui une détérioration prématurée d’un autre composant.

Mais ce n’est pas tout ! Une mécanique bien huilée contribue à améliorer l’autonomie. Logique : un pneu dégonflé ou une chaîne qui frotte “tirera” davantage sur la batterie.

Moralité ? Ouvrez l’oeil, soyez attentifs à votre fidèle destrier mécanique !

Voici une petite check-list en trois étapes.

1) On contrôle

  • les freins : efficacité, usure des patins, état des gaines
  • les pneus : usure, présence de corps étranger, pression (indiquée sur le flanc)
  • la transmission : chaîne, plateau et pignons, passage de vitesses

2) On lubrifie

  • la chaîne
  • le dérailleur
  • les freins
  • les gaines (de frein et de chaîne)

Allez, un petit secret. Vous connaissez la meilleure huile pour graisser ces éléments ? L’huile de coude bien sûr ! Mais le liquide vaisselle est aussi très efficace.

3) On resserre

  • le guidon
  • les roues
  • la potence

Une révision avant l’hiver vous assurera de rouler en sécurité en dépit des conditions météorologiques difficiles. Et si vous n’avez pas roulé, une révision au printemps s’impose pour reprendre la route en toute quiétude.

Vous pouvez tout à fait confier cette tâche à un technicien agréé. Celui-ci sera en mesure d’effectuer un diagnostic pointu, de mettre à jour le système électronique, d’effectuer un diagnostic en cas de code erreur apparaissant à l’écran, le tout en suivant les préconisations du fabricant.

La batterie de vélo électrique : soin et entretien

Ah, la batterie… Le nerf de la guerre, comme nous vous l’expliquions dans notre article Quelles sont les meilleures batteries de vélo électrique ?

De l’état de ce petit boitier dépend la durée de vos promenades… ainsi que les émotions qui resteront. En général, la panne sèche ne procure pas de super souvenirs. Sauf bien sûr si vous êtes en voiture avec votre conquête et que vous réussissez à rendre ce moment sympathique, espèce de coquin(e). Mais le coup de la panne a vieilli, ça ne marche plus tant que ça (si ça sent le vécu ? Non, pas du tout) et, surtout, s’avère inconfortable avec un vélo.

Moralité : une batterie, ça s’entretient !

Prenez soin de la stocker :

  • à température ambiante
  • à moitié chargée : on recommande un état de charge entre 40 et 60 %
  • sur un support sec (bannissez l’herbe humide ou la terre, même pour un arrêt de quelques minutes)
  • idéalement dans une housse

De même, recharger sa batterie implique un certain soin :

  • laissez-la refroidir avant de la placer sur le chargeur (ou à l’inverse, laissez-la revenir à température ambiante les jours de froid)
  • effectuez au moins 2 charges/décharges complètes par an
  • ne la laissez pas branchée en permanence
  • utilisez le chargeur d’origine

Enfin, privilégiez le principe de précaution. Si la batterie a reçu un choc ou est tombée, si elle semble déformée, si vous lui décelez des signes de faiblesse, ou si elle semble chauffer de manière inhabituelle : consultez un spécialiste. Vous avez le droit d’être un peu hypocondriaque avec votre VAE.

Bien, maintenant que nous avons vu comment entretenir efficacement son vélo, voyons comment tirer le meilleur de son VAE une fois au guidon.

Une conduite souple

Votre style de conduite influe énormément sur la durée de vie de votre vélo et de votre batterie. Gardez ce point à l’esprit lorsque vous tirez sur la mécanique lors de sessions un peu sportives.

Évitez par exemple de démarrer sur le grand plateau, car la chaîne et les pignons n’apprécieront pas. Le moteur non plus n’apprécie pas les démarrages à forte puissance. Allez-y progressivement !

Pour augmenter son autonomie, on peut appliquer quelques principes d’écoconduite :

  • couper l’assistance lorsqu’elle n’est pas indispensable
  • réduire sa vitesse
  • profiter des descentes pour prendre de l’élan, ou privilégier les parcours plats
  • surtout : anticiper ! À l’approche d’un passage piéton, d’un virage, ou plus simplement sur chaussée humide, mieux vaut rester en éveil et “se laisser glisser”, sans accélération et la main sur le frein, afin de ne pas se laisser surprendre par un danger ou une perte de d’adhérence. Il en va de votre sécurité mais aussi de l’économie de votre batterie.

Apprendre à connaître son vélo et le préserver

Plus vous utiliserez votre vélo électrique, plus vous connaîtrez ses points forts, ses faiblesses et ses caprices. Pour savoir comment l’utiliser au mieux, écoutez-le, observez-le ! Un trajet récurrent (domicile – travail par exemple) est idéal pour bien “sentir” son VAE.

À quel moment se passer de l’assistance pour arriver à destination avec le plus de batterie ?

Sentez-vous plus d’efficacité avec une grosse fréquence de pédalage, ou le vélo préfère-t-il ne pas être trop brusqué ?

Bref, quand et comment pédaler pour en tirer le meilleur ?

Ce genre d’expériences et de comparaisons d’un jour à l’autre vous permettra de mieux exploiter la puissance de votre machine, tout en gérant avec précision son autonomie.

Prévoir des “plans de recharge”

Rouler en vélo électrique doit rester un plaisir. Alors évitez-vous le stress de la panne ! Gardez un chargeur supplémentaire sur votre lieu de travail, voire un autre que vous garderez sur vous. Et rechargez dès que possible.

Petite astuce : repérez les lieux de recharge près de vos parcours habituels. Certaines villes mettent à disposition des bornes de recharge. Les stations Bike Energy commencent à se développer, bien qu’on les trouve majoritairement dans les zones de vacances ou propices aux vélotourisme. Dans le Maine-et-Loire, le long de parcours cyclables comme La Loire à vélo, il existe même des armoires électriques capables de recharger pas moins de quatre batteries simultanément.

Se prémunir contre le vol

Comme disait Lao Tseu : “Si de ton VAE longtemps tu veux profiter, évite de te le faire voler.” À moins que ce ne soit un cousin éloigné de Maître Yoda qui ait dit ça, je ne sais plus. Quoi qu’il en soit, nous ne sommes pas les seuls à aimer les vélos électriques, les voleurs aussi en raffolent. Et un vélo volé, c’est dur à prononcer, mais aussi à avaler. On en dénombre pourtant au moins 400 000 par an, d’après l’Institut Fédératif de Recherche sur les Économies et les Sociétés Industrielles dans une étude de 2003. (https://www.fub.fr/sites/fub/files/fub/Marquage/rapportvol2003.pdf)

Une fois n’est pas coutume, il y a une solution miracle : pour ne pas vous faire tirer votre vélo, laissez-le au garage.

Je ne vous sens pas hyper convaincu. Ok, si vous comptez bafouer les règles de précaution les plus élémentaires, voyons ensemble ce que l’on peut faire pour éviter le kidnapping de votre vélo :

  • Toujours attacher son VAE.

C’est un réflexe à adopter. Quelques secondes, ça suffit pour acheter son pain, ça suffit aussi à un petit malin pour enfourcher votre bécane et prendre la poudre d’escampette (quelle classe cette expression !)

  • Le fixer correctement.

On l’attache à une base fixe (typiquement, un poteau ou un lampadaire), on le passe dans le cadre et dans une roue.

  • Choisir un antivol de qualité.

Mieux vaut opter pour un antivol en U, plus sûr. Fiez-vous aux nombreux tests avant de jeter votre dévolu sur un modèle. Et n’hésitez pas à y mettre le prix : un antivol est rentabilisé dès la première effraction empêchée.

  • Faire marquer son vélo.

Le marquage, c’est un tatouage pour votre vélo. Un numéro unique, visible, qui s’avère dissuasive pour un voleur. Et qui permet de remonter jusqu’à son propriétaire si le vélo est retrouvé. À ce jour, le système Bicycode est le seul dispositif reconnu par l’État.

  • Souscrire une assurance.

Pour quelques dizaines d’euros par an, cela peut vous assurer une certaine tranquillité. Épluchez bien les exclusions et les petites lignes, comme pour toute police d’assurance.

  • Faire un double des clés de l’antivol.

Ou même deux : une clé au chaud à la maison, une autre au boulot, c’est une double sécurité !

Et si malgré tout votre vélo a été dérobé, portez plainte ! Sans plainte, aucune chance de le récupérer. D’après l’association Vélo Perdu, on dénombre 100 000 vélos retrouvés en France chaque année, mais dont le propriétaire n’est pas identifié. Le jeu en vaut donc la chandelle, d’autant qu’il est possible de pré-remplir sa plainte en ligne. Une copie de la facture d’achat sera nécessaire, pensez à la conserver.

Je suis sûr que vous aussi vous avez vos propres astuces pour maximiser le plaisir et la durée de vie de leur machine. Alors, n’hésitez pas à les partager !