sport velo electrique

Vous avez sûrement déjà entendu dire que “le vélo électrique, c’est pour les fainéants.

Agaçant, n’est-ce pas ?

Surtout quand on sait que oui, bien sûr que rouler en vélo électrique est un sport à part entière !

Usages sportifs et petits trajets en ville, nous avons réuni ici tout un tas d’arguments qui démontrent qu’un vélo doté d’un moteur apporte les mêmes bienfaits que la bicyclette de pépé.

Des effets avérés sur la santé

Le vélo est bon pour la santé, personne ne le niera.

Certes, circuler en VAE demeure un exercice sportif d’intensité modérée qui offre un degré d’assistance réglable, soit potentiellement un effort moindre. Néanmoins, et par définition, le vélo électrique ne dispense pas de… pédaler !

Une étude de l’Université de Glasgow menée sur plus de 260 000 personnes a montré que se rendre au travail en bicyclette réduirait de 41 % les risques de mourir prématurément. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine.

Voici l’abstract de l’étude (que vous pouvez retrouver en intégralité sur le site du bmj) :

etude sport velo sante

Étude de l’Université de Glasgow sur les liens entre le transport quotidien actif et la santé

À raison de 15 minutes de trajet domicile – travail en VAE, vélotaffer remplit ces critères et vous assure une vie longue et prospère :

  • Pédaler réduirait de 25 % les risques de cancer du côlon et du sein, et de 30 % le diabète de type 2.
  • Ok, pour ce qui est de la prospérité, on n’a pas encore réalisé d’étude concluante.

Perte de poids durable et renforcement musculaire

Même électrique, le vélo demeure un moyen de transport actif. En cela, sa pratique régulière contribue à une perte graisseuse durable et significative, même en comparaison de séances intenses de fitness, comme l’ont prouvé des recherches du Professeur Bente Stallknecht de l’Université de Copenhague et en particulier son étude appelée « Effets du transport quotidien actif et de l’exercice pendant les loisirs sur la perte de graisse chez les femmes et les hommes présentant une surcharge pondérale et une obésité : un essai contrôlé randomisé« .

Abstract de l’étude réalisée par l’Université de Copenhague

Pédaler en VAE entraîne une hausse des dépenses caloriques, mais n’implique pas nécessairement davantage de prise de nourriture du fait de la “douceur” de l’effort. Plus précisément, du VAE résulte un effort moyen d’intensité 5,5 MET (équivalent métabolique), certes légèrement inférieur au vélo standard (6,8 MET) mais plus élevé que la marche (3,5 MET), selon les mesures de Bruno Chabanas, ingénieur et interne en santé publique. (2).

De quoi retrouver facilement votre poids de forme !

Faire du vélo, c’est aussi développer pas moins de 32 muscles. Lors du pédalage, quadriceps, fessiers, fléchisseurs du genou (dont les ischio-jambiers) sont notamment sollicités. Mais les muscles supérieurs travaillent également !

Lorsque vous vous mettez en danseuse ou que vous tirez sur le guidon, vous faites appel aux triceps, aux pectoraux et aux membres fléchisseurs du coude.

Eh oui, le vélo est un sport plus complet qu’il n’y paraît !

Si vous voulez aller encore plus loin et si vous cherchez vraiment la performance, n’hésitez pas à compléter vos séance de vélo électrique par de la pratique en intérieur grâce à un home trainer connecté.

Le vélo électrique, un sport accessible à tous

Rouler en VAE, c’est s’autoriser un effort plus doux. C’est la raison pour laquelle la discipline attire un public plus large. Les seniors, notamment, y trouvent leur compte : le vélo constitue une activité portée, ce qui, en comparaison de la course sur route, réduit les traumatismes (genoux, chevilles, hanches…) tout en procurant des bénéfices sur le plan orthopédique (vade retro l’arthrose !).

Surtout, c’est le sportif moyen ou en reprise qui a le plus à gagner à adopter la pratique du vélo électrique. Quoi de plus rassurant qu’une assistance électrique disponible à la demande, qui à tout moment peut nous épauler dans une pente un peu raide ? Le VAE pousse vers de bonnes habitudes et s’inscrit comme un compagnon naturel d’une activité physique quotidienne quasi indolore.

Et lutte contre la sédentarité : le confort qu’il procure insuffle la tentation de rouler plus souvent, plus loin, voire sur des tracés plus hauts et plus durs ! Le moteur ouvre la voie à de nouveaux défis et le vélo électrique devient vecteur de sociabilisation. Nombreux sont en effet les utilisateurs devenus adeptes des sorties en groupe, désormais assurés de pouvoir suivre le rythme.

Les pistes grimpantes ou escarpées qui auparavant paraissaient infranchissables ? Pas de problème, l’assistance viendra en renfort en cas de besoin ! Le plaisir du sport est ainsi conservé et avaler les kilomètres en vélo électrique favorise, à l’instar des autres sports, la sécrétion d’endorphines, les hormones du bien-être.

Un sport complet, des bénéfices physiques et psychiques

Enfourcher régulièrement sa “petite reineaméliore sensiblement et rapidement ses capacités cardio-respiratoires. Quelques séances suffisent pour ressentir une diminution de l’essoufflement. C’est prouvé, le vélo stimule la santé cardiovasculaire et réduit l’hypertension artérielle.

Plus fort encore, selon une étude danoise (eh oui, encore !) réalisée en 2016 sur 25 329 hommes et 28 394 femmes, le risque de crise cardiaque est réduit de 11 %, voire 18 % si on l’utilise pour vélotaffer ! Fort bien, me direz-vous, mais peut-on considérer que ces résultats s’appliquent aussi au vélo électrique ?

Eh bien oui, comme l’ont prouvé des scientifiques de l’Université de Bâle dans leur étude « Effet du vélo électrique VS vélo (traditionnel) sur la forme cardiorespiratoire chez les adultes en surpoids : Une étude pilote randomisée de 4 semaines« .

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Étude publiée dans le Clinical Journal of Sport Medicine

Durant 4 semaines, 30 volontaires en surpoids et effectuant peu d’activité physique ont roulé 6 km par jour, et ce, 3 fois par semaine. 15 de ces cobayes profitaient d’un vélo électrique, l’autre moitié roulant sur un vélo classique.

Résultat : pour les deux groupes, une amélioration similaire de leur capacité d’absorption de l’oxygène, la fameuse VO2. Pour parler simplement, même doté d’une batterie, le vélo améliore l’endurance, la santé de votre cœur et de vos poumons, diminue les risques cardiovasculaires.

Voilà qui est dit !

Par ailleurs, faire du sport n’augmente pas seulement les capacités physiques, mais soigne aussi le mental en participant à un mieux-être général. C’est ce qui ressort de l’étude « Le vélo, la voiture ou le transport en commun : une étude du stress et de l’humeur à l’arrivée au travail » réalisée par l’université de Concordia, au Canada. Le vélo électrique en extérieur ne consiste rien de moins qu’en une séance de luminothérapie, connue pour réduire le stress et rendre de bonne humeur.

Enfin, pédaler booste la mémoire, stimule les neurones et améliore les capacités cognitives.

Le vélo électrique en compétition

L’apport de l’électrique sur un vélo ne se limite pas au registre du confort, il ouvre aussi la voie au développement de nouvelles disciplines sportives.

Le VTT à assistance électrique (VTTAE) s’y prête particulièrement bien. À côté du Championnat de France de VTTAE organisé par la Fédération Française de Motocyclisme (FFM), on trouve par exemple une Coupe de France VTTAE enduro.

L’édition 2018 comptait trois étapes dont deux dates communes à la compétition en vélo classique, signe que l’électrique apparaît comme un sport à part entière aux yeux des organisateurs, qui concoctent des tracés exploitant au maximum les performances des VTT.

La motorisation démultiplie les capacités du vélo, les montées et descentes se font à fond, sollicitant toujours plus les mollets, tandis que la gestion de la batterie apporte un aspect tactique supplémentaire. Ainsi, courses de VTT et de VTTAE vont de pair et se révèlent même complémentaires.

À n’en pas douter, le VTT électrique en compétition est en plein boom, tant il se structure et séduit de plus en plus le public comme les coureurs. La Fédération Française de Cyclisme (FFC) ne s’y est pas trompée également, surfant sur la hype VTTAE en organisant son Championnat de France de VTTAE, avec en tête d’affiche Julien Absalon, double champion olympique de VTT. Preuve de la porosité naturelle entre les deux sports cyclistes, motorisés ou non.

Le médaillé d’or 2004 et 2008, sacré premier champion de France de VTTAE à cette occasion, a rappelé que le VTT électrique était exigeant tant techniquement que physiquement : sur cette épreuve, ses relevés de fréquence cardiaque figuraient en effet parmi les plus élevés de sa saison comme il l’expliquait dans une interview donnée au magazine Vélo Vert !

Quant au vélo de route électrique, il tarde pour l’heure à se développer en mode compétition même si certains modèles ont déjà été grillés aperçus lors des dernières éditions du Tour de France… (hihihi les coquins)

Sport à part entière, l’utilisation d’un vélo électrique procure réellement des bienfaits physiques et psychiques. Et ce, sans que la souffrance et l’épuisement du marathonien se fassent ressentir. Les vélotaffeurs tomberaient même moins souvent malade que leurs collègues !

15 % moins malade pour être précis comme expliqué dans « L’association entre le vélo et l’absence de maladie« , une publication scientifique de 2010.

Propre, bon pour le corps et l’esprit… le vélo électrique est définitivement un sport complet !